Crowdfunding 2022 : la confiance au temps des géants invisibles

L’intro de ma dernière infolettre portait sur la confiance. La confiance, on le sait, c’est l’un des principaux piliers aux relations riches et durables. Et ce principe s’applique à un autre domaine qui en prend pour son rhume avec le convoi des camionneurs : le financement participatif.

La confiance est la clé de voûte des campagnes de sociofinancement. Pour obtenir une contribution, le porteur d’une campagne doit gagner la confiance du public en lui démontrant de la manière la plus transparente possible que l’initiative est digne de sa participation.

Or ce devoir revient presque entièrement à la personne qui porte le projet, et non aux Kickstarter, GoFundMe ou Indiegogo, qui nient généralement toute responsabilité quant aux fraudes ou échecs des campagnes. Selon elles, les contributeurs doivent assumer un certain risque, car elles ne sont que des courroies de transmission « neutres ». Il est bon de rappeler que ces entreprises proviennent du même moule que Facebook, c’est-à-dire des plateformes techniques servant à mettre des gens en relation. Rien de plus, selon leurs fondateurs.

Mais dans les deux cas, on voit bien comment ces extraordinaires technologies, aussi pertinentes et innovatrices sont-elles, peuvent aussi faciliter l’organisation et le financement de groupes radicaux.

La bonne nouvelle, c’est que les gros joueurs du financement participatif veulent s’engager pour rendre leur environnement plus sécuritaire – et plus crédible aux yeux du grand public. Il en va évidemment de leur avenir. Pas de confiance, pas d’monde!

Ainsi, Indiegogo a annoncé qu’elle attribuera désormais le badge « digne de confiance » aux créateurs qui ont déjà réalisé des campagnes à succès sur sa plateforme. C’est un bon début. Pour sa part, Kickstarter prépare le déploiement de sa plateforme sur la blockchain et planifie la création d’un « laboratoire de gouvernance indépendante ».

Quant à GoFundMe, son expérience hautement médiatisée avec la campagne des camionneurs la force à sortir de sa « neutralité » pour défendre sa noble mission : être la plateforme la plus utile du monde.

Je vous suggère également cet article : Is GoFundMe violating its own terms of service on the ‘’freedom convoy’’?

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