2022 – Projets 5 à 9 https://monsideproject.ca Histoires, conseils et stratégies de passionné.e.s qui mènent un projet personnel en dehors du boulot Sun, 19 Mar 2023 18:57:12 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.com/ https://lactualitedufinancementparticipatifauquebec.files.wordpress.com/2021/05/cropped-logo_blog.jpg?w=32 2022 – Projets 5 à 9 https://monsideproject.ca 32 32 Qu’est-ce que l’économie créative? https://monsideproject.ca/2022/10/16/quest-ce-que-leconomie-des-createur-trice-s/ https://monsideproject.ca/2022/10/16/quest-ce-que-leconomie-des-createur-trice-s/#respond Sun, 16 Oct 2022 19:35:10 +0000 http://monsideproject.ca/?p=1372 Bonjour à vous,

Ça fait un moment que j’ai publié sur ce blogue, mais ce n’est pas par manque de temps ou d’intérêt sur le monde des projets passion. Au contraire!

Je lis et j’écris régulièrement sur les side projects/side hustles et l’économie de la création, mais ça se passe surtout dans mon infolettre Projet 5 à 9.

Compte tenu de l’engouement pour cette nouvelle industrie qu’est l’économie des créateur.trice.s – car oui, la création de contenus numériques est désormais une industrie évaluée à près de 100 milliards de dollars – j’ai décidé de me positionner plus sérieusement sur le sujet.

Mais vous savez, analyser cette économie, c’est aussi s’intéresser aux motivations de ces personnes qui décident, souvent en dehors du 9 à 5, de donner libre cours à leur créativité, de collaborer avec d’autres passionnés ou de tirer profit d’un talent ou d’une expertise en particulier.

Donc, je continuerai à explorer le monde des side projects, mais plus souvent à l’aune de l’économie de la création.

Cela dit, je n’ai pas abandonné l’idée d’entretiens avec des créateur.trices.s! Disons que je pense à un autre format pour faire cela. Je vous en reparle bientôt!

Mes dernières infolettres sur l’économie de la création :

– Qu’est-ce que l’économie de la création?

– YouTube pourrait-il être le prochain Myspace?

– Économie de la passion : plus pragmatique que passionnée

–Divertir ou éduquer : la création de contenu au delà de l’influence

–Les créateur.trice.s et le Web3

–À qui profite l’économie de la création?

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Pierre-Luc Racine : d’actuaire à humoriste ou comment un projet passion est venu brasser la bouette https://monsideproject.ca/2022/06/18/pierre-luc-racine-dactuaire-a-humoriste-ou-comment-un-projet-passion-est-venu-brasser-la-bouette/ https://monsideproject.ca/2022/06/18/pierre-luc-racine-dactuaire-a-humoriste-ou-comment-un-projet-passion-est-venu-brasser-la-bouette/#respond Sat, 18 Jun 2022 17:42:28 +0000 http://monsideproject.ca/?p=1233 C’est en préparant mon premier texte pour Urbania que j’ai découvert le travail de Pierre-Luc Racine. Voulant me familiariser avec le ton des autres collaborateur.trice.s, j’ai passé en revue les publications les plus récentes et je suis tombée sur ce titre diablement accrocheur : J’ai publié mon premier livre et voici ce qui s’est passé par la suite.

L’article a fait sa job, car je n’ai pas tardé à me procurer son livre, Comment lâcher sa job de bouette (et essayer) de vivre de ses rêves. Et j’avais un but en le lisant : comprendre ce qui s’est passé avant ce virage professionnel d’actuaire à artiste diplômé de l’École nationale de l’humour.

La plupart des reconversions professionnelles ont un dénominateur commun : vouloir passer plus de temps à faire ce qui nous fait sentir bien dans ce monde. Cela devient plus concret quand on se met les mains dans un projet passion et que – ô surprise ! – il évolue et pave la voie à de nouvelles possibilités de carrières.

Ma lecture du livre terminée, j’ai aussitôt planifié un appel avec Pierre-Luc.

Même pas deux minutes après le début de notre discussion sur le sujet de ma quête (les side projects, je répète au cas où), il m’a fait part d’une réflexion que je trouve extraordinaire. Je résume : c’est par le projet parallèle qu’il a compris que sa passion pour l’humour était légitime et qu’il était possible d’en faire une carrière.

Ce projet, c’est le populaire balado 3 Bières. 

ESSAYER DES CHOSES ET SORTIR DES SENTIERS TRACÉS PAR LES AUTRES

Dans ma famille, il n’y avait pas d’artiste. On m’a toujours dit que tout passait par l’éducation. Être artiste, je ne pouvais pas croire que c’était une possibilité à l’époque.

Pierre-Luc Racine

L’influence des proches a souvent un impact décisif sur l’orientation de notre vie professionnelle. Peut-être pas toujours dans le choix précis du métier, mais certainement en ce qui concerne son statut : salarié, travailleur autonome, artiste? Col blanc ou col bleu?

Pas étonnant que certaines personnes fassent leurs premiers pas dans l’entrepreneuriat qu’après avoir eu une première vie professionnelle de salarié, et donc, avec un certain bagage professionnel qui nourrit leur sentiment de confiance et de crédibilité.

Avant d’en arriver à leur deuxième vie professionnelle, ces personnes ont fait quelque chose qui leur a donné une vibration. Un petit poke de joie. Que ce soit par l’entremise d’un hobby, d’une activité de bénévolat, d’un projet artistique ou d’une collaboration au projet d’un ami, à un moment donné, elles se sont aventurées « hors des sentiers tracés par leur milieu, leur  éducation et les attentes de tout un chacun », nous dit Ariane Krol dans son livre Manuel d’évasion pour prisonniers d’une cage dorée.

Pierre-Luc a fait le choix d’étudier en actuariat, un programme exigeant avec une série d’examens difficiles à passer à la fin du bac. On devine alors que le titre était prestigieux, le regard des autres était agréable, l’argent et le confort aussi, mais… son emploi dans le monde des assurances ne lui apportait pas ce fameux sentiment d’accomplissement (ce qui définit une job de bouette, dit-il dans son livre).

Et voilà qu’un projet entre amis, le balado 3 Bières, lui ouvert de nouvelles perspectives et permis d’identifier les ressources qu’il souhaitait exprimer désormais (talents, compétences, savoir-faire et savoir-être).

« Pour moi, 3 Bières, ç’a été un moyen pour me dégêner. J’étais vraiment timide, je suis un nerd dans la vie! Et ça m’a fait connaître des artistes, un tas d’artistes qui vivent de leur art, parfois très bien sans être à la télé. Ce monde m’apparaissait inaccessible, mais à la longue, à force de le côtoyer, j’ai fini par y croire. »

Je ne pense pas me tromper en affirmant que sans 3 Bières, un projet qui a connu un beau succès dans l’univers du balado au Québec, Pierre-Luc aurait peut-être tardé avant de faire le grand saut. Pour lui, 3 Bières s’est révélé comme une expérience en adéquation avec ses besoins et ses envies, et celle-ci donnait un visage très réel à son rêve en lui permettant de l’envisager comme un travail.

C’est peut-être intense dit d’même, mais c’est le véhicule qui lui a permis de passer de l’inspiration à l’action.

C’est fort, quand même! 

DE SALARIÉ À CRÉATEUR-ENTREPRENEUR

La question que plusieurs se posent : ok, mais financièrement?

Comment prépare-t-on un changement de carrière aussi important? Est-ce qu’il avait investi très tôt dans la crypto? Ses parents l’ont-ils aidé?

« C’est vraiment la vente de mon triplex qui m’a aidé », m’a-t-il répondu. Dans son livre, il précise qu’il a pu vivre deux ans sans se soucier de ses revenus.

Le choix de sa formation relève aussi d’une stratégie financière. « J’ai évité des erreurs en faisant l’École nationale de l’humour – auteur, qui durait moins d’un an, plutôt que le programme humoriste de deux ans (même si c’est ce que je fais), parce que je serais sorti totalement broke sans avoir eu le temps de travailler. »

Aussi drôle que rationnel et organisé, Pierre-Luc s’est bien approprié la démarche entrepreneuriale qu’exige son nouveau statut de créateur-entrepreneur. « La job d’un artiste, c’est de créer sa propre job. Pas de show? On en crée un », soutient-il comme l’un des principaux apprentissages de sa nouvelle profession.

Justement : son livre, il l’a écrit pendant une période creuse. 

« En janvier 2019, j’ai eu un bon break (c’est généralement une période tranquille en humour). Je me suis dit : qu’est-ce que je vais faire s’il faut que je crée ma job? J’ai réfléchi et l’affaire dont on me parle le plus souvent, c’est mon changement de carrière. » 

Son expérience m’a fait penser aux constats de cette étude sur les travailleurs autonomes du numérique, qui souligne la double exigence à laquelle ces derniers doivent répondre dans un contexte d’incertitude et de forte concurrence : la créativité et l’entreprise de soi. « L’incertitude de la création conduit à intégrer cette quête d’inspiration dans tous les plis de l’existence, dans les expériences diverses […]. » 

Parce qu’à un moment donné, la question qui domine les décisions, c’est : « qu’est-ce qui amène de l’argent? »

« Quand 3 Bières est né, c’était juste pour avoir du fun, ça n’a jamais été vu comme ‘’Je vais essayer de faire de la peinture sur le side et si j’en vends et que ça marche, je lâche ma job et je fais de la peinture’’. » Or aujourd’hui, avec son expérience de créateur-entrepreneur, il lui arrive de voir les choses autrement. « Ma plus grosse erreur financière artistique, ç’a été de ne pas pousser assez fort pour qu’on parte un Patreon pour 3 Bières. Je pense qu’on a laissé de l’argent sur la table. »

C’est clair qu’avec le succès du balado, je suis persuadée aussi qu’ils auraient pu obtenir un soutien financier très intéressant de leur communauté, comme ce fut le cas pour Les mytérieux étonnants. Patreon s’inscrivait parfaitement dans la relation que l’équipe avait bâtie avec sa communauté, laquelle était basée sur la production participative. J’en parlais ici.

Ce qui m’amène au dernier point : celui des collaborations. Mais avant, les 3 P.

Qu’est-ce que la règle des 3 P?

C’est une règle qui interroge la pertinence de continuer ou non un projet.

« Sur un projet, il y a trois aspects à regarder :

 1- est-ce que ce projet permet à ma carrière de Progresser?

2- est-ce Payant? 

3- est-ce que j’ai du Plaisir? 

Si t’as deux des trois, tu le fais, mais si t’en as juste un, peut-être que c’est pas suffisant… », affirme Pierre-Luc.

AVEC UN P’TIT COUP DE MAIN DE MES AMIS

Ce dernier point me touche personnellement. Ces temps-ci, je réfléchis beaucoup aux moments marquants de mon parcours professionnel et inévitablement, les meilleurs ont toujours été l’oeuvre d’un travail d’équipe.

Ce qui manque à mes projets de 5 à 9, pour être honnête.

Quant à Pierre-Luc, il n’aurait pas pu compléter son « saut dans le vivre » (je reprends l’expression parfaite de mon ami François Marchessault) sans l’aide de son ami Yannick Belzile. 

« Je n’aurais jamais été capable de faire tout ça tout seul, surtout pour les aspects techniques. Depuis le jour 1, Yannick s’occupe de la mise en ondes, du montage, du graphisme… Moi, l’actuaire, tout ce que j’avais appris dans la vie, c’était à l’école! J’étais moins débrouillard qu’aujourd’hui. »

Avant qu’on se quitte, j’avais envie de savoir comment allait son équilibre travail-vie personnelle depuis qu’il avait fait le grand virage.

« C’est sûr que je travaille beaucoup… et dernièrement, mon père est tombé malade. Il est allé à l’hôpital. Je n’ai pas eu le choix : j’ai repriorisé. »

La priorisation. C’est au pied du mur qu’on identifie plus clairement ce qui doit compter. 

« En mandarin, le mot crise a deux significations », me répond Pierre-Luc, en cherchant la formule exacte. 

J’ai cherché ensuite de mon bord et j’ai trouvé : danger et opportunité. 

On ne le voit pas toujours sur le coup, mais on dit qu’au coeur des tempêtes se trouvent parfois des occasions à saisir. Ce n’est pas toujours confortable, mais ça s’appelle vivre.

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https://monsideproject.ca/2022/06/18/pierre-luc-racine-dactuaire-a-humoriste-ou-comment-un-projet-passion-est-venu-brasser-la-bouette/feed/ 0 Sans titre claudiabeaumont
Enquête auprès des créateur.trice.s numériques (j’ai besoin de vous!) https://monsideproject.ca/2022/05/16/enquete-aupres-des-createur-trice-s-numeriques-jai-besoin-de-vous/ https://monsideproject.ca/2022/05/16/enquete-aupres-des-createur-trice-s-numeriques-jai-besoin-de-vous/#respond Mon, 16 May 2022 22:22:50 +0000 http://monsideproject.ca/?p=1226 Ça y est! J’entame la première étape de mon projet de livre sur les projets passion. Cette première étape consiste à collecter des données sur l’économie des créateurs d’ici par l’entremise de ce sondage.

Ces informations m’aideront à préciser l’orientation de ma recherche, dont l’objectif sera de documenter les pratiques, les tendances et les enjeux entourant les projets passion menés de manière autonome grâce à des plateformes numériques, souvent en parallèle d’un boulot à temps plein. De nouvelles économies s’inscrivent dans cette mouvance, dont l’économie des créateurs (creator economy).

Bien hâte de vous revenir avec de premiers constats. Mais d’ici là, faites circuler mon sondage s.v.p.!

IDÉES NOUVELLES

Une théorie de la justice pour le web3

Je l’ai déjà dit : Li Jin est mon idole. J’admire l’intelligence et la clairvoyance de cette femme nommée par le New York Times  « gourou » de l’économie de la passion et de l’économie des créateurs. 

Il faut lire son dernier texte : A Theory of Justice for Web3. Elle fait évidemment référence à l’ouvrage de John Rawls (A Theory of Justice), dans lequel le philosophe s’emploie à définir une théorie alternative à l’utilitarisme classique qui donnerait lieu à des principes de justice plus équitables. Il s’agit alors de lier liberté et justice sociale au lieu de les opposer. 

A core philosophical tenet of web3 is that there are more ways to provide value to an ecosystem than through capital — and furthermore, that value should be able to be earned, not just purchased. This is a radical departure from the existing structure, where those with capital earn more through investments than people can earn through work — resulting in a widening wealth gap over time.

La finance participative de don : une forme de marchandisation du don?

Si les principes d’équité des modèles de financement du numérique vous intéressent, je vous conseille de jeter un oeil au webinaire de la chercheuse Amélie Artis, de l’Université de Grenoble. Elle avance ce que j’avais également observé dans le cadre de mon mémoire de maîtrise : les nouveaux intermédiaires que sont les plateformes de financement participatif utilisent des conventions liées à la coordination des marchés. On serait donc loin d’une réelle alternative financière qui favoriserait l’égalité des chances.

Vous vous intéressez aux possibilités de monétisation dans l’univers numérique? Abonnez-vous à mon infolettre.

ACTUS DU MONDE DES CRÉATEURS-ENTREPRENEURS

Le côté sombre du 5 à 9 chez les enseignants aux États-Unis 

Si l’idée d’un revenu d’appoint (side hustle) paraît alléchante pour apprendre un nouveau métier ou obtenir un montant d’argent à investir, n’oublions pas que pour certains professionnels, parfois surdiplômés, il est sert surtout à joindre les deux bouts. C’est le cas pour certains enseignants américains qui, malgré tout, préfèrent travailler dans un bar le soir plutôt que d’abandonner leur profession. 

YouTube se base-t-il sur des normes occidentales pour monétiser des contenus? 

Des créateurs canadiens qui tournent dans différentes régions du monde estiment que YouTube démonétise certaines de leurs vidéos (femmes Himbas de Namibie qui se promènent les seins nus, hommes qui dépècent un gros serpent…) à partir de normes 100 % occidentales. 

La directrice de l’organisme canadien à but non lucratif Techno Etik, Caroline Isautier pense que certains contenus heurtent les susceptibilités dans un lieu précis parce qu’un contenu gênant c’est lié à toute une culture, toute une histoire et c’est en tant que société qu’on décide de ça.

Comment passer de pigiste à agence tout en demeurant le seul employé à bord 

Les threads d’entrepreneurs à succès me font normalement sourciller, mais celui-ci a tout de même piqué ma curiosité. Shane Martin donne de bons conseils, bien que certaines étapes me semblent beaucoup plus complexes que ce qu’il en dit, notamment pour le recrutement des contractuels.

Certains créateurs de contenus peuvent désormais tirer profit de leurs droits de propriété intellectuelle.

Le terme « propriété intellectuelle » n’est plus réservé qu’aux industries culturelles telles que Disney ou Warner. De nouveaux intermédiaires émergent entre les créateurs de contenu et les marques, et ces derniers déboursent des million

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https://monsideproject.ca/2022/05/16/enquete-aupres-des-createur-trice-s-numeriques-jai-besoin-de-vous/feed/ 0 Enquête sur les créateur.trice.s numériques claudiabeaumont
Les compétences comme monnaie d’échange? https://monsideproject.ca/2022/05/14/les-competences-comme-monnaie-dechange/ https://monsideproject.ca/2022/05/14/les-competences-comme-monnaie-dechange/#respond Sat, 14 May 2022 14:20:37 +0000 http://monsideproject.ca/?p=1213 J’ignore si c’est une bonne chose ou non, mais plus je lis sur la culture des side projects / side hustles, lesquels prennent racine dans le monde de l’entrepreneuriat, plus je découvre de nouvelles économies : d’abord celle de la passion, puis celle de créateurs, celle du travail à la demande, et celle des compétences. C’est pour cette raison que j’ai plongé récemment dans le feuilleton « Les économies » d’Alain Denault, qui dit « qu’on ne saurait réduire l’économie aux seuls enjeux d’intendance financière et marchande auxquels on a voulu la cantonner. »

Mais justement, ces nouvelles économies à la mode ne poussent-elles pas plus loin la capitalisation de la substance humaine en nous pressant de vendre la moindre parcelle de nous-mêmes?

En dépit des possibilités réjouissantes qui émergent de ces nouvelles économies, il m’apparaît essentiel de demeurer critique. Critique, mais enthousiaste.

Long détour pour aborder l’économie des compétences à l’aune de la révolution du travail.

Le monde du travail change, encore. Voici comment évoluer dans l’économie des compétences

Oui, un autre texte sur le futur du travail!

Or ici, on apporte une nuance importante : si plusieurs personnes ont fait le saut dans l’entrepreneuriat, ce n’est pas forcément pour quitter leur emploi. Dans cette étude, 65 % répondants affirment qu’ils ont pris cette décision car ils n’utilisaient pas assez leurs compétences au travail, et 70 % croyaient qu’ils pouvaient désormais les monétiser.

L’auteur du texte, également CEO d’une compagnie qui vend des cours en ligne (ça mérite d’être souligné), avance que les compagnies devraient encourager la « culture de la curiosité » en appuyant les initiatives entrepreneuriales de leurs employés, même si cela s’avère parfois risqué.

Counterintuitive as it may seem, embracing, or even expecting, many workers to have a side hustle (or dreams of starting one) sets the stage for better retention and recruitment over the long haul. Dropping the outmoded idea that side hustles or passion projects are a threat or a distraction opens the doors to fruitful conversations about how they can be mutually beneficial.

The future is likely to be full of people flowing in and out of entrepreneurship and traditional employment throughout their working lives, and we’ve already experienced this with some returning employees

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Le partage de connaissances avec LinkedIn Live : deux initiatives à suivre

Une autre raison d’aimer le télétravail : luncher tranquille en visionnant des présentations live sur LinkedIn. Il n’y a pas meilleur moment de la journée pour ce type de contenu, car on a encore l’esprit au travail et on a aussi besoin, parfois, d’une bonne dose d’inspiration pour poursuivre avec nos réunions…

J’ai passé un très bon moment cette semaine en assistant à l’entretien de Rachelle Houde Simard avec Chris Bergeron. Le sujet : « à quoi servent les technologies de storytelling dans une stratégie numérique ? ». À voir ici.

Je vous suggère également les directs de Mathieu Chevalier, tous les jeudis à midi. Il s’entretient avec des personnes au parcours professionnel inspirant, et il le fait avec rigueur et curiosité.

Reddit lance un programme de financement communautaire 

Après YouTube, TikTok, Facebook et Instagram, la plateforme sociale Reddit annonce qu’elle aura aussi un fond pour soutenir les projets créatifs qui prennent forme dans ses communautés.

La compagnie annonce qu’elle injectera 1 M$ dans ce Community Funds Program.

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Ça fait l’tour : le jeune et ambitieux balado d’Anne-Sophie Jobin https://monsideproject.ca/2022/04/02/ca-fait-ltour-le-jeune-et-ambitieux-balado-danne-sophie-jobin/ https://monsideproject.ca/2022/04/02/ca-fait-ltour-le-jeune-et-ambitieux-balado-danne-sophie-jobin/#respond Sat, 02 Apr 2022 12:13:48 +0000 http://monsideproject.ca/?p=1179 Il est 14 h quand nous nous rencontrons sur Teams, c’est-à-dire 19 h en « heure ressentie » pour Anne-Sophie Jobin qui est recherchiste à Québec Matin (LCN). Son quart de travail se termine quand la plupart d’entre nous commencent à penser au lunch.

Mais Anne-Sophie n’est pas en mode farniente-fin-de-journée, au contraire; elle prépare l’enregistrement d’un épisode de Ça fait l’tour, un balado qui propose un tour de l’actualité dynamique et condensé pour gens pressés ou marcheurs de fin de soirée. Et comme son boulot principal, Ça fait l’tour est une émission quotidienne.

Ouf! Intense, non?

« En tant que recherchiste à LCN, je vois passer les nouvelles. À la fin de la journée, faire un résumé de 10 minutes, ce n’est pas si pire que ça! Ce n’est pas comme si je passais d’un métier à un autre en une journée. »

Bon point. Pour mener un projet parallèle à un emploi à temps plein sans s’épuiser, ils doivent être assez proches l’un de l’autre.

Mais ça prend plus que cela pour nourrir la motivation.

Une idée qui répond à des besoins clairement identifiés

Avant d’entreprendre un side projet, il est recommandé d’identifier un besoin auquel il pourra répondre. Ç’a l’air évident dit comme cela, mais ce n’est pas le cas. D’ailleurs, définir le besoin est parfois plus difficile que l’idée elle-même. 

Anne-Sophie a eu de la chance : ses amis lui ont offert ce « besoin » sans trop d’effort.

« Je trouvais qu’ils n’étaient pas informés et que ça faisait dur! Je leur demandais : ‘’pourquoi vous ne vous informez pas?’’ On me répondait que c’était trop long, qu’on ne savait pas où aller. Certains m’ont dit que s’il y avait un format simple, quelques minutes d’actualités à écouter chaque jour, ils embarqueraient. »

C’est ainsi qu’elle a identifié son public cible. Cool. Maintenant, il fallait lui répondre dans le bon format : 10 minutes maximum. À part Flash info de Radio-Canada (2 minutes), la concurrence est quasi nulle pour ce type de format au Québec. Très cool.

Optimisation du talent

Pour se retourner sur un dix cennes tous les jours dans une émission matinale et enchaîner avec le balado en fin de journée, il faut aussi être motivé par l’atteinte d’un objectif personnel. Être capable de répondre clairement et sans hésitation à la question suivante : « pourquoi? »

Pour Anne-Sophie, ça part d’un coup de coeur pour la radio.

« Je devais faire mon stage à Global News pendant l’été, mais à cause de la pandémie, le stage a été annulé. J’ai fait des démarches de dernière minute et j’ai obtenu un stage à distance à la radio, au FM93. J’ai eu la piqure », explique-t-elle.

Après son stage, plutôt qu’attendre un contrat les bras croisés, elle a décidé de se faire les dents sur un balado.

« Je voulais trouver un moyen de continuer à parler derrière un micro. Un ami m’a contacté en me disant qu’il travaillait pour une petite boite de podcasts, Balado.fm, et que cette boite cherchait des personnalités capables de donner un bon show. »

Il est impressionnant de voir à quel point Anne-Sophie saisit bien les impératifs de notre époque qui nous poussent – qu’on le veuille ou non – à devenir des « entrepreneurs de soi », par exemple en menant des projets qui font augmenter notre valeur professionnelle. Dans certains cas, les sides projects remplacent les CV.

« En me pratiquant, je développe ma petite couleur, parce que c’est aussi ça, le journaliste, selon moi. C’est plus que de la livraison de nouvelles. On dirait que je me découvre en faisant cela. »

Son expérience fait écho aux conclusions de l’étude « Web-créatifs freelance : de l’auto-discipline au management de soi ».

Bien qu’on s’intéresse aux travailleurs autonomes et pigistes du numérique, la partie sur l’optimisation de soi à travers des activités connexes mérite qu’on s’y attarde :

Se former en permanence, s’ouvrir, apprendre sont mentionnés par nos participants à l’enquête qui semblent avoir intégré l’idée de leur vie comme un « work-in-progress, une œuvre de perfectionnement permanent de soi ».

Comme le dit l’un d’entre eux, qui dispose à la fois d’un statut de salarié et d’autoentrepreneur : « Une seule vie professionnelle ne peut pas suffire à remplir un homme, ça peut être une prison, il ne faut pas être unidirectionnelle… on est appelé à devenir une œuvre vivante et tout y participe : le travail, les enfants, les relations avec les autres… »

Équilibre travail-vie personnelle et l’importance de l’entourage

Ok, mais… comment on organise ça, la production d’un balado en parallèle d’un boulot à temps plein? 

« Le matin, c’est LCN. Ensuite, je vais au gym, puis je reviens et je termine à 17 h. Je pense que j’ai beaucoup d’énergie comme personne! Mais les week-ends, je ferme tout, donc j’ai 48 heures pour reprendre mes énergies et je rester loin de mon cellulaire. »

Anne-Sophie suit le conseil que lui a donné son père, le présentateur-journaliste et animateur Pierre Jobin : « quand tu gères bien ton temps, tu peux tout faire. »

Vrai. Plus tard dans notre conversation, elle ajoute : « mais des fois, je ne décroche pas, je fais un appel à 20 h parce qu’une nouvelle est tombée… mais je trouve que je suis dans l’âge pour faire ça. Je n’ai pas d’enfants, je n’ai pas d’engagement, j’ai juste moi à m’occuper et je bâtis ma carrière. Quand j’aurai 35 ans, si ç’a bien été et que j’ai fait les bons moves, je vais pouvoir être plus relax, peut-être! »

Oh que ça m’a fait réfléchir. Oui, les side projects sont sans doute plus difficiles à poursuivre en vieillissant, lorsqu’on doit s’occuper des enfants ou des proches, mais… d’un autre côté, quand la carrière est bien établie et qu’on gagne du temps grâce au télétravail, peut-être que le projet passion peut trouver sa place? Du moment que le rythme soit confortable, non?

Je reviens au père, car en plus de contribuer au balado avec le segment « la citation de papa », il est d’un grand soutien pour Anne-Sophie. 

Un mentor en or.

« Son avis est toujours très important. Au début, il m’aidait avec mes tournures de phrases : tu aurais pu dire ça comme ça, et ici, ça aurait pu être plus court… Quand il me donne son avis, c’est toujours très bon et je n’ai pas envie d’aller voir ailleurs [pour la rétroaction]. »

Le futur de Ça fait l’tour

Pour l’instant, le balado est porté par une équipe de trois personnes, mais d’autres personnes pourraient éventuellement se joindre au projet. « Je me dis qu’il y a plein de jeunes journalistes qui commencent, qui ont une belle façon de s’exprimer… Mais il faut le faire grossir avant », précise Anne-Sophie.

Prochaine étape : en faire la promotion et aller chercher des partenaires. Vous en entendrez donc parler bientôt!

À plus long terme? « J’aimerais qu’il devienne populaire et que je puisse en vivre. Ah! Et peut-être que j’ajouterai des formats vidéo. »

Bonne idée. Je verrais bien un Ça fait l’tour sur TikTok.

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L’infolettre du week-end https://monsideproject.ca/2022/03/28/infolettre-en-parallele/ https://monsideproject.ca/2022/03/28/infolettre-en-parallele/#respond Mon, 28 Mar 2022 21:14:07 +0000 http://monsideproject.ca/?p=1161 Vous songez à lancer votre petite entreprise, à monétiser votre contenu en ligne ou à entreprendre un changement professionnel sans tout lâcher du jour au lendemain?

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Chaque semaine, je creuse des thématiques transversales au monde des side projects et je vous propose des lectures pour approfondir la réflexion (équilibre travail-vie personnelle, productivité, créativité, sentiment d’utilité, innovations numériques, financement participatif, etc.).

N’hésitez pas à m’écrire pour me parler de vos projets! Je pourrais en parler dans mon infolettre et même y consacrer un long article sur ce site, si affinités.

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Crowdfunding 2022 : la confiance au temps des géants invisibles https://monsideproject.ca/2022/02/17/crowdfunding-2022-la-confiance-au-temps-des-geants-invisibles/ https://monsideproject.ca/2022/02/17/crowdfunding-2022-la-confiance-au-temps-des-geants-invisibles/#respond Thu, 17 Feb 2022 12:48:25 +0000 http://monsideproject.ca/?p=1139 L’intro de ma dernière infolettre portait sur la confiance. La confiance, on le sait, c’est l’un des principaux piliers aux relations riches et durables. Et ce principe s’applique à un autre domaine qui en prend pour son rhume avec le convoi des camionneurs : le financement participatif.

La confiance est la clé de voûte des campagnes de sociofinancement. Pour obtenir une contribution, le porteur d’une campagne doit gagner la confiance du public en lui démontrant de la manière la plus transparente possible que l’initiative est digne de sa participation.

Or ce devoir revient presque entièrement à la personne qui porte le projet, et non aux Kickstarter, GoFundMe ou Indiegogo, qui nient généralement toute responsabilité quant aux fraudes ou échecs des campagnes. Selon elles, les contributeurs doivent assumer un certain risque, car elles ne sont que des courroies de transmission « neutres ». Il est bon de rappeler que ces entreprises proviennent du même moule que Facebook, c’est-à-dire des plateformes techniques servant à mettre des gens en relation. Rien de plus, selon leurs fondateurs.

Mais dans les deux cas, on voit bien comment ces extraordinaires technologies, aussi pertinentes et innovatrices sont-elles, peuvent aussi faciliter l’organisation et le financement de groupes radicaux.

La bonne nouvelle, c’est que les gros joueurs du financement participatif veulent s’engager pour rendre leur environnement plus sécuritaire – et plus crédible aux yeux du grand public. Il en va évidemment de leur avenir. Pas de confiance, pas d’monde!

Ainsi, Indiegogo a annoncé qu’elle attribuera désormais le badge « digne de confiance » aux créateurs qui ont déjà réalisé des campagnes à succès sur sa plateforme. C’est un bon début. Pour sa part, Kickstarter prépare le déploiement de sa plateforme sur la blockchain et planifie la création d’un « laboratoire de gouvernance indépendante ».

Quant à GoFundMe, son expérience hautement médiatisée avec la campagne des camionneurs la force à sortir de sa « neutralité » pour défendre sa noble mission : être la plateforme la plus utile du monde.

Je vous suggère également cet article : Is GoFundMe violating its own terms of service on the ‘’freedom convoy’’?

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Jason Bajada, grand curieux de nature https://monsideproject.ca/2022/02/10/jason-bajada-grand-curieux-de-nature/ https://monsideproject.ca/2022/02/10/jason-bajada-grand-curieux-de-nature/#respond Thu, 10 Feb 2022 14:32:10 +0000 http://monsideproject.ca/?p=1095 « Je ne me suis pas senti inspiré comme ça depuis une décennie! », m’a dit Jason Bajada au bout des dix premières minutes de notre entretien à jaser de ses occupations actuelles. Qu’on se rassure : la musique est toujours présente et de nouvelles chansons seront dévoilées bientôt. Mais ce qui l’excite autant ces jours-ci, c’est l’art crypto et l’univers des NFTs. 

C’est un monde stimulant, basé sur l’innovation. J’ai l’impression de découvrir l’Internet en 1993 et d’expliquer à tout le monde que plus tard, plus personne ne pourra se passer du email.

C’est entre autres sur Twitter, son média social préféré, qu’il cultive sa nouvelle passion avec des gens de partout dans le monde, notamment dans les Twitter Spaces où se forment des communautés très fortes autour des artistes numériques.

Mais bon, je ne l’ai pas appelé pour lui parler que de crypto, même si ça a occupé une bonne partie de notre conversation. Mon objectif était de sonder les motivations derrière ses projets parallèles à la musique, et à sa vie personnelle, sachant qu’il sera bientôt papa et qu’il mène un projet d’autoconstruction dans les Laurentides.

Bajada Dialogues : ralentir le tempo de la discussion

C’est en écoutant ses dernières entrevues que je me suis dit : faut que je lui écrive. Je voulais mon dialogue with Bajada, car j’étais certaine que nous pourrions aborder le sujet du side project en profondeur.

Je ne me suis pas trompée.

Lancés en 2017, les premiers épisodes de Bajada Dialogues se voulaient de longues jasettes sans fla-flas avec des musiciens. Jusqu’ici, rien d’étonnant, c’est son milieu. Or avec le temps, une plus grande diversité d’intervenants s’est installée avec des auteurs, un neurologue, une spécialiste en blockchain et Chantal Machabée.

Cette nouvelle direction m’a intrigué, parce que le virage était plus audacieux, plus personnel. Mais surtout, parce qu’elle témoignait d’une plus grande curiosité intellectuelle –  une « curiosité enquêteuse et nonchalante » dirait Montaigne. Pourquoi Montaigne? Parce que j’aime me référer à cette analyse de la curiosité à travers le regard un brin paradoxal du philosophe français. À retenir : « la curiosité « nonchalante » n’est pas pour autant passive : elle est au contraire le signe d’une pensée toujours en éveil, en alerte. »

À la fin, j’avais plus de fun de parler avec des non-musiciens – et c’est rien contre eux! On dirait que j’ai passé trop de temps à jaser de production d’album. C’est un petit monde, j’avais l’impression qu’on se répétait. J’aimais discuter avec des humoristes, parce qu’ils sont de bons philosophes. Je trouvais les conversations plus intéressantes et elles me permettaient de jaser d’autre chose que de la musique.

Dans le fond, le balado Bajada Dialogues a évolué dans respect de son objectif de départ : initier de grandes discussions philosophiques avec des personnes qui l’inspirent, dans un environnement calme où le monde n’est pas là pour jouer une game, me dit-il, en se rappelant certains 5 à 7. Il est aussi un grand fan des longs entretiens audio.

On n’avait pas ça au Québec. Je me suis donc lancé. Parfois, j’ai pris des pauses et à d’autres moments, ça roulait et j’en faisais quelques-uns par semaine. C’est un labor of love.

Ces temps-ci, le balado, ainsi qu’HODL ME, un projet de chaîne YouTube sur le marché des cryptomonnaies et des NFTs, sont en mode pause. En discutant de l’avenir de ces projets, il a dit cette phrase qui, je crois, va en rejoindre plusieurs : 

Je ne pensais pas qu’il allait y avoir 50 épisodes, car j’abandonne facilement les choses. Je suis excité au début, et après, je passe à autre chose.

Sur les désirs profonds et le sentiment de cohérence

Le risque du side project, c’est l’éparpillement des idées créatives. Plus le projet secondaire est éloigné du boulot principal, plus il est exigeant de maintenir la cadence et d’être pleinement investi dans chacune des occupations.

Mais ça ne veut pas dire que le projet « 5 à 9 » doit être le prolongement exact de la job de jour! Il s’agit surtout d’y trouver de la cohérence. Il faut que les idées fittent ensemble, et que la combinaison des activités fasse grandir la personne en concordance avec ses désirs profonds. Dans le cas de Jason, je parierais (sans vouloir jouer aux psys) qu’ils sont liés à une grande soif d’apprendre et d’interroger le monde dans lequel il évolue.

Désirs profonds?

Si nous avons de la difficulté à savoir ce que nous voulons dans la vie, c’est parce que nous sommes animés de désirs profonds ET de désirs de surface. Ces derniers sont généralement stimulés par les tendances, alors que les désirs profonds s’enracinent dans ce que nous avons construit au fil du temps, à travers des modèles forts (famille, amis, profs, artistes). Ils sont ce que nous sommes, et ils sont donc fortement attachés à nos valeurs.

La distinction n’est pas toujours évidente, mais elle n’en demeure pas moins essentielle lorsqu’on doit choisir nos « investissements de temps ».

Pour approfondir sur le sujet, je vous suggère cette vidéo avec Luke Burgis, un professeur spécialisé en education of desire :

Évidemment, je ne vais pas faire l’analyse des choix de projets de Jason. Mais je ne pense pas me tromper en disant qu’ils s’inscrivent dans une démarche de recherche qui est essentielle à son métier de musicien, et encore plus ces dernières années. Son exploration de l’univers des NFTs l’amène à repenser sa pratique et son rapport à l’art. 

Une posture nécessaire selon Jacques Greene, qui s’exprime au sujet des NFTs dans le Devoir : « j’ai aussi le sentiment que lorsque des choses se passent comme ça en technologie, si aucun artiste ne s’y intéresse, la culture y perd. »

À quand les prochains balados sur le sujet, Jason?

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